In&Out 2012, rendez-vous cinématographique incontournable...


...porté par un public de plus en plus nombreux.

Les 4e Rencontres In&Out, le Festival du Film Gay et Lesbien de Nice, se sont achevées le 5 mai dernier par une double séance spéciale, organisée pour la première fois à Cannes. A l’image de cette journée «Hors les murs», qui a accueilli plus de 160 spectateurs, le festival a connu une nouvelle fois un incontestable succès. 

L’affluence en forte hausse et l’accueil formidable d’un public toujours aussi divers, confirment la place de la manifestation comme événement incontournable du paysage culturel azuréen. Durant les 11 jours de projections et de débats, 3836 personnes (contre 3348 en 2011) se sont déplacées, soit une moyenne de 348 personnes/jour.

La grande richesse et la diversité de la programmation ont su répondre aux attentes du plus grand nombre, grâce aux thématiques abordées (les questions de genre, l’homoparentalité, la mémoire du cinéma LGBT...), aux nombreux long métrages inédits, à la place importante donnée aux documentaires et aux courts métrages.

Par ailleurs, le travail du festival reste avant tout de promouvoir la parole des artistes. Les Ouvreurs ont été enchantés d’accueillir d’aussi prestigieux invités que les réalisateurs Bruce LaBruce, Lionel Soukaz, Vincent Dieutre, Emilie Jouvet et HPG, le créateur des Teddy Awards Wieland Speck, l’écrivaine Wendy Delorme et la performeuse Louis(e) de Ville. Une nouvelle génération de cinéastes était également présente avec Thomas Riera, Bérénice André, Chriss Lagg et Coralie Prosper.

Cette réussite tient aussi à toutes les nouveautés proposées cette année pour enrichir la manifestation. La création d’une séance spéciale de courts métrages est à ce titre exemplaire, ayant accueilli à elle seule près d’une centaine de spectateurs. De même le choix d’ouvrir In&Out à de nouveaux lieux et de l’enrichir d’événements touchant à d’autres domaines artistiques a permis d'intéresser de nouveaux publics. Les spectacles proposés au Théâtre de la Cité - Betty Speaks et Le Cabaret Décalé - ont attiré plus de 250 spectateurs et plus d’une centaine de personnes se sont déplacées à la Librairie Vigna pour le vernissage de l’exposition photographique Dyke Eyes, couplé à la lecture du livre La mère, la Sainte et la Putain.

Cette 4e édition d’In&Out n’aurait pas été possible sans l’incroyable travail de l’équipe de bénévoles des Ouvreurs et l’indispensable soutien des nombreux partenaires du festival, notamment Lo Peolh Cinéma, l’Eclat, Air France, Prends-moi, SIS Association, AdN, Les Méduses, Cannes Cinéma, et celui des commerçants locaux.

Nous sommes impatient(e)s de vous retrouver nombreuses et nombreux, du 16 au 25 avril 2013, pour les 5e Rencontres Cinématographiques In&Out, édition anniversaire qui ne manquera pas de vous surprendre.
Benoît Arnulf 
Directeur artistique d’In&Out 


In&Out 2012, Gender Trouble !

Du 24 avril au 3 Mai 2012 à Nice
Le 5 Mai 2012 à Cannes

Déjà la 4ème édition des Rencontres In&Out... Et cette année encore, Les Ouvreurs ont redoublé d’efforts pour vous offrir une manifestation riche en films et événements inédits.

Vous êtes toutes et tous les bienvenu(e)s !

Nous ne cessons de répéter que notre Festival, ouvert sur la ville et sur le monde, s’adresse à tous les amoureux du Cinéma. C’est avant tout un festival qui défend le Cinéma et se destine au plus grand nombre, au-delà des idées reçues.

Sa programmation ambitieuse propose, en exclusivité, des films sélectionnés dans les plus grands festivals européens et de nombreux invités prestigieux. Au programme, le meilleur du cinéma gay et lesbien actuel, la poursuite d’un travail d’illustration de la mémoire cinématographique queer et plusieurs événements accompagnant les projections (exposition photographique, lecture/dédicace, spectacles et ateliers). En un mot, In&Out reste plus que jamais la célébration incontournable de la créativité queer sur la Côte d’Azur.

In&Out sera aussi un moment fort pour militer, permettant une visibilité à des questions de société souvent peu abordées ou mal comprises.

A ce titre «Gender trouble» s’est imposé comme une évidence. Rentrée 2011, la France découvre la question du genre qui s’invite enfin dans ses programmes scolaires et la grande confusion de ce débat très médiatisé nous a convaincu d’y revenir pour essayer d’éclairer le public.

Mais ce n’est pas tout. Inscrit entre les deux tours de l’élection présidentielle, In&Out se devait d’être plus politique encore que les éditions précédentes en abordant des débats de fond : l’homoparentalité, l’homophobie et ses conséquences, la question des sans-papiers...

Enfin, autre fait nouveau, la manifestation élargit ses lieux de projections en étant accueillie pour la première fois au Théâtre de la Cité et au Cinéma Les Arcades de Cannes, à l’occasion d’une journée spéciale «Hors les murs».

Nous vous souhaitons un très bon festival.

Benoît Arnulf
Directeur artistique d’In&Out

Documentaires au présent



Un festival de films gays et lesbiens est aussi un moment fort pour militer, en permettant une visibilité «grand public» à des questions de société souvent peu abordées ou mal comprises. Période électorale oblige, In&Out sera plus politique cette année, abordant des sujets d'actualité : l’Homoparentalité (Mon arbre), le Genre et ses représentations (Louise de Ville, portrait d’une bad girl, La ballade de Genesis et Lady Jaye, Pêche mon petit poney) ou l’engagement citoyen (Jaurès, La marche gay de Washington)...

suivi d'un débat avec l'APGL (Association des Parents et futurs Gays et Lesbiens)



Hors les murs : Cannes


Fait nouveau cette année, In&Out s'invite à Cannes pour une journée spéciale «Hors les murs», le Samedi 5 mai. Toute l'équipe s'installe au Cinéma Les Arcades pour deux projections et une soirée au Night, en partenariat  avec Cannes Cinéma, l'AGBC et avec le soutien de la Mairie de Cannes.

19h00
THE BALLAD OF GENESIS AND LADY JAYE
de Marie Losier
Etats-Unis-France, 2011, 1h12, vost, 35mm 

Figure majeure de la musique industrielle, Genesis P-Orridge a toujours interrogé les déviances et les sexualités. Avec sa femme et partenaire artistique, Lady Jaye, il a entrepris dans les années 2000 une expérimentation corporelle et transgenre inédite. Grâce à des opérations de chirurgie plastique, ils souhaitent devenir physiquement semblables et constituer les deux parties d’un nouvel être, un être pandrogyne, au-delà des genres et des normes. Aimer l’autre follement, au point de vouloir lui ressembler, de ne faire plus qu’un avec lui. Lire la suite...

20h30
COCKTAIL 
offert par Les Ouvreurs dans le hall du Cinéma Les Arcades.

21h00
WEEK-END
d’Andrew Haigh 
Royaume-Unis, 2011, 1h36, vost, Num

Vendredi soir. Après un repas arrosé chez ses amis, Russell décide de finir une nuit très alcoolisée dans un club gay. Juste avant la fermeture il rencontre Glen et le ramène chez lui. Mais ce qui semblait être une aventure d'un soir se transforme en une idylle minée d'émotions complexes. Le temps d’un week-end intense, entre excès, sexe et confidences, les deux amants vont peu à peu apprendre à se connaître jusqu’à en bouleverser leur vie. Lire la suite...


En partenariat avec 


Repenser la pornographie




Exploration du continent porno par des artistes cherchant à s’éloigner des productions «industrielles» pour sex-shop. Fucking Different croise les points de vue, des lesbiennes filmant des gays et inversement ; Raphael Sibony observe et décrypte le travail de HPG sur ces tournages dans Il n’y a pas de rapport sexuel et Mommy coming bouscule les clichés hétéro-normés.

Vue d’ailleurs : "Homos d'Israël"



Pour mieux comprendre la situation complexe des homos d'Israël, entre liberté et grande détresse, nous vous proposons deux documentaires sur la situation à Tel Aviv et Jérusalem, un road movie lesbien à la manière de Thelma & Louise et le dernier film musical d’Eytan Fox : 

Une journée avec Bruce La Bruce


C'est l'un des grand événement de cette nouvelle édition. Bruce LaBruce, réalisateur canadien touche à tout (photographe, cinéaste, pornographe), icône queer transgressive et provocatrice, sera présent à Nice pour parler de son travail, présenter un de ses films les plus engagés et mixer lors d’une soirée spéciale au Glam. 

« Mes films ne se focalisent pas tant sur la culture gay mais plus sur l’homosexualité. J’ai pu faire des films sur des skinheads néo-nazis, des prostitués masculins ou des révolutionnaires d’extrême gauche mais ils ne sont pas identifiés en tant que gays, un bon nombre de personnages sont hétérosexuels mais ils pratiquent l’homosexualité pour des raisons variées. Cela tourne plus autour de la fluidité de l’identité de genre. Celle-ci n’est pas figée, elle peut s’adapter selon les circonstances. (...) J’ai toujours eu une relation conflictuelle vis-à-vis du mouvement et de la communauté gay. Je m’en suis toujours détaché, je suis un marginal et cela se reflète dans mes films.» Bruce LaBruce

Jeudi 26 Avril : 

Pleins feux sur les Teddy Awards

Prix LGBT du Festival de Berlin, les Teddy Awards (dessinés par Ralf Konig) rassemblent chaque année le meilleur du cinéma queer mondiale. In&Out vous propose de rencontrer son créateur, Wieland Speck, et de découvrir le palmarès 2012, ainsi que d'autres films sélectionnés dans le Panorama, la principale section du Festival de Berlin, d'où proviennent tous les films primés. 

TEDDY AWARD
Keep the light on (Meilleur film 2012)
Jaurès (Prix du jury 2012) 
The ballad of Genesis and Lady Jaye (Meilleur documentaire 2011)
City of Borders (Prix spécial 2009)

SELECTION DU PANORAMA
La Parade (Prix du public 2012)
Howl (2011)





Gender trouble




«Gender trouble»
La thématique centrale en 2012 s’est imposé comme une évidence. Rentrée 2011, la France découvre la question du genre, qui s’invite enfin dans ses programmes scolaires. Une grande confusion règne dans un débat très médiatisé. Nous souhaitions y revenir par des films, des spectacles et des ateliers pour aider à mieux comprendre. Au programme : 




Dans l’ombre de Judith Butler 
Gender Trouble -  Trouble dans le genre - est un ouvrage majeur de la philosophe américaine Judith Butler, publié en 1990 et traduit en français en 2004, qui a fortement influencé la pensée féministe et la théorie Queer.  Elle y propose pour la première fois ses analyses du caractère performatif - qui réalise une action par le fait même de son énonciation - du genre. Le genre sexuel serait une performance sociale apprise et répétée qui par son exécution obligée produirait la fiction imaginaire d'un genre «naturel». Relisant Foucault, Freud, Lacan, Lévi-Strauss, Simone de Beauvoir et Monique Wittig, elle pense, avec et contre eux, sexe, genre et sexualité, et procède à leur déconstruction. Cette démonstration, le genre est une construction sociale et politique, l’amène à réfléchir et à militer pour la reconnaissance sociale et politique des différents genres et des pluri sexualités.


Soirées d'ouverture & de clôture












Deux soirées exceptionnelles sont prévues pour ouvrir et clore comme il se doit les 4e Rencontres In&Out. Nous vous proposons deux films, totalement inédits, et une pièce musicale qui abordent sur le ton de la comédie des sujets graves - l'homophobie en Europe centrale, les premiers temps du SIDA, le mal être liés aux différences. Autant de preuves que le rire reste un puissant moyen d'expression.


SOIREE D'OUVERTURE
Mardi 24 Avril, MAMAC


19h00 / LA PARADE (PARADA)
de Srdjan Dragojevic (Serbe, 2012, 1h55, vost)
La révélation du dernier Festival de Berlin - Prix du Jury  et Prix Oecuménique au Panorama -   en avant-première française.
A Belgrade, un couple gay demande la protection d’une bande de gangsters pour organiser la première  gay pride de Serbie... Les très violentes réactions contre cette manifestation amène à une alliance improbable entre les membres de différents groupes ethniques et les activistes gays, que tout semblait opposer. Lire la suite...


Séance suivie d'une soirée au Smarties (Buffet + DJ)

DOUBLE SOIREE CINEMA/THEATRE DE CLOTURE 
Jeudi 3 mai, Théâtre de la Cité


19h00 / HOUSE OF BOYS
de Jean-Claude Schlim (Luxembourg, 2009, 1h53, vost)
Avant première
1984. Frank a 18 ans et compte bien profiter pleinement de la vie. Après son coming-out, il fugue à Amsterdam avec sa meilleure amie et trouve refuge au House of Boys, cabaret gay tenu par «Madame». Il apprend les rudiments du métier de danseur et tombe amoureux de Jake son colocataire hétéro. Ce dernier n’exerce le métier de danseur que pour gagner l’argent nécessaire lui permettant de s’installer avec sa petite amie. Se prostituant aussi de temps à autre, Jake se met à éprouver des symptômes étranges auxquels la médecine ne trouve pas de réponse. Lire la suite...


21h15 / LE CABARET DECALE
Création de la Cie Miranda, mise en scène de Thierry Surace
Le cabaret décalé... un rien sexuel. Imaginez une créature qui vient se moquer de vos petits travers. Imaginez une jeune femme qui a le coeur d’une jeune femme, mais le corps d un jeune homme. Imaginez une histoire d’amour entre un puceau qui n’assume pas et une extravertie sexuelle qui s’assume. Regroupez les dans un cabaret où les chanson, les danses et le rire tournent autours d une même thématique : l’amour. Lire la suite...


Représentation suivie du cocktail de clôture au Théâtre de la Cité

Une Journée avec Lionel Soukaz



In&Out poursuit son travaille d’illustration de la mémoire cinématographique queer en proposant  plusieurs films de Lionel Soukaz, tournés dans l’esprit de la libération sexuelle des années 70 et considérés comme les premiers films français ouvertement gay. Une soirée en deux temps et quatre films en présence de Lionel Soukaz.


Lionel Soukaz offre par son oeuvre un incroyable témoignage filmé sur l’esprit d’une époque, portée par un grand souffle de liberté. Cet auteur inclassable et précieux, c'est encore le philosophe René Scherer, compagnon de Guy Hocquenghem, qui en parle le mieux : 

« Auteur rare et secret, Lionel Soukaz restera toujours certainement du côté de cet art qui n’a pas besoin de consensus et s’en offenserait plutôt. Non qu’il recherche la difficulté ou l’hermétisme, mais parce qu’il refuse toute censure et surtout toute autocensure qui déjà, dès avant la réalisation, est une entrave à l’élan, à l’envol.

 (...) Auteur secret, peu projeté, peu connu. C’est là sa gloire et le bonheur de qui le découvre. Surtout aujourd’hui, peut-être, maintenant que les années de fièvre et de ferveur créatrices sont derrière nous et que voici venu le temps des normalisations, y compris celle de l’anormal, et celui des désabusements.

 Alors, c’est avec stupeur puis jubilation qu’on reçoit en pleine figure ces feux d’artifice, ces coups de poing.

 De ces incandescences du désir, il y a un foyer, dans ces glaces de voyages sans retour, des pôles, dans ces déserts de l’amour, des lignes de fuite. Et je les trouve, sans trop les chercher, dans l’éblouissante trilogie que composent, autour des années 80 Ixe (1980), Maman que man (1982), Race d’Ep (1979). À quoi il faudra ajouter, comme arrière-fond, source et constant répertoire les Boys Friends et Le Sexe des anges (1975-1977) foisonnants d’émois érotiques, et, comme mise au point, signature, prolongements dans le temps pour comprendre et se souvenir, les plus récents travaux de l’an 2000, Journal vidéo, Vivre halluciné, Amor, Vers l’Inde, cette dernière, extraordinaire méditation abstraite. » René Scherer

La Mère, la Sainte et la Putain

La Mère, la Sainte et la Putain (Lettre à Swann)
de Wendy Delorme

2012, Editions Au diable vauvert 

La Mère la Sainte et la Putain : ce sont les trois visages d'une femme qui raconte la gestation d'un enfant fait de mots, car ici, le texte est sa première mise au monde, avant l'être à venir. 
On suit toutes les étapes traversées par cette amazone libre, entre le moment où elle tombe amoureuse (l'errance puis la « chute d'organes, le cœur tombé dans l’estomac ») et celui où elle va enfanter : ces étapes, ce sont les trois statuts du titre de ce bref roman en forme de cri, violemment imposés au corps féminin dans un monde décrit sans concession.

« La faculté d’adaptation de la femelle humaine est un miracle de la nature. C’est à ce jour la seule espèce qui sait muter en quinze jours de prédateur à invertébré. »

« Les mots naissent de l’inconfort, de la plaie, de là où ça fait mal. Les mots sont le hurlement de l’animal blessé, le cri du soldat pendant la bataille, le rugissement de la lionne affamée. Les mots ne surgissent pas de la tranquillité. »

« Parce que les mots sont plus grands que la chair, parce qu’ils lui préexistent et qu’ils lui survivront, parce que l’odeur d’une peau ça s’oublie, et que les mots ça se relit.
Parce que le souvenir se floute, quand les mots ont fixé pour toujours les contours des corps entre les draps. »

« La mère porte le fils de l’homme, la sainte lave les péchés. La putain baise la lie de l’humanité. Puis est venue Marie-Madeleine, qui a sanctifié le métier. Depuis elle, les putains jouent les infirmières, essuient les pieds de Jésus condamné, sèchent les larmes, noient dans leur ventre le mal de vivre, les vices et la fureur, consolent le cœur des amants empoisonnés. Les putains appartiennent aux hommes, mais ne portent pas leur descendance. À elles la douleur du monde, aux autres celles d’enfanter. »


LECTURE/DEDICACE «LA MERE, LA SAINTE ET LA PUTAIN»
Jeudi 26 avril, 19h00, Librairie Vigna. 

Atelier «Tomber la culotte»


Les Ouvreurs et SIS Association ont le plaisir de vous convier à un atelier autour des questions de santé sexuelle des femmes qui ont des rapports sexuels avec d’autres femmes animé par Coraline Delebarre (Le Kiosque Infos sida) et Clotilde Genon (SIS Association), coordinatrices du projet.

«Tomber la culotte» est une brochure d’information, de conseils, de témoignages et de ressources pour s’informer, s’affirmer, s’amuser et prendre soin de soi quand on est une femme qui a des rapports sexuels avec des femmes.

Cet atelier aura lieu le jeudi 26 avril 2012, de 16h à 18h au Centre LGBT Côte d’Azur 
(123 Rue Roquebillière, 06300 Nice - 09.81.93.14.82)

Cet atelier gratuit permettra de  réfléchir autour de la notion de santé sexuelle des lesbiennes-bi et de ses enjeux ; la diversité des sexualités des FSF ; l’amélioration de l’information et de la démarche de santé des FSF, ainsi que de la communication qui leur est adressée. 

Les places étant limitées, nous vous remercions de confirmer au plus vite votre présence par retour de mail ou par téléphone. Votre inscription définitive vous sera alors adressée.
Informations et inscription : info@lesouvreurs.fr / 06 60 17 43 77


Wieland Speck

Short en Queer (avants programmes)



Plusieurs courts métrages s’invitent en avant-programme de vos séances pour illustrer la thématique «Gender Trouble». Des films qui interrogent les questions sur le genre, aidant à repenser l’identité hors des cadres normatifs et des représentations habituelles du féminin et du masculin.

Mardi 24 avril, 19h00, MAMAC (avant La Parade)
MATHI(EU)
de Coralie Prosper, France, 2011, 19 min, Num
Mathilde a toujours su qu’elle était un garçon. Accepté par ses parents et rebaptisé Mathieu, elle tente de s’épanouir comme tous les garçons de son âge en attendant le jour où il pourra enfin se faire opérer.

Mardi 24 avril, 19h00, MAMAC (avant La Parade)
GENDER TROUBLE 
de Tom de Pekin, France, 2007, 4 min, sans dialogue, Num
Quand l'artiste Queer Tom de Pékin et le groupe d'électrique/power Pop Flaming Pussy Project se rencontrent, cela donne un clip explosif et très politique sur le genre.

Jeudi 26 avril, 23h30, Théâtre de la Cité (avant Fucking Different XXX)
S&M
de Patricia et Colette, France, 2012, 5 min, sans dialogue, Num
Vous aimez la chanson de Rhianna & Britney Spears ? Patrica & Colette aussi et réalise comme à leur habitude un clip décalé et totalement déjanté.

Samedi 28 avril, 17h00, MAMAC (avant Mon arbre)
I’M A GIRL
de Susan Koenen, Pays-Bas, 2010, 15 min, vost, Num
Joppe, bien que né-e garçon, a toujours eu conscience d’être une fille. Elle nous parle de ses rêves, de son béguin pour Brian et des implications médicales de sa situation. 

Samedi 28 avril, 17h00, MAMAC (avant Mon arbre)
JE LES AIME ENCORE
de Marie-Pierre Grenier, Canada, 2010, 13 min, Num
La vie de Michel a toujours été centrée sur l’amour des femmes. Après 79 ans de conquêtes, il vit difficilement sa dernière rupture et se confie. Un témoignages des plus inattendus.

Dimanche 29 avril, 18h15, MAMAC (avant Joe + Belle)
GEVALD
de Netalie Braun, Israël, 2009, 16 min, vost, Num
En 2005, lors de la Marche des Fiertés de Jérusalem, trois personnes sont poignardées,  par un déséquilibré. Première œuvre israélo-palestinienne queer jamais réalisée, Gevald nous raconte cette période charnière du mouvement LGBT face aux attaques répétées des religieux fondamentalistes.

Mardi 1er mai, 21h30, Théâtre de la Cité (avant Mommy is coming)
LE RETOUR AU PAYS 
de Carine Parola, France, 2011, 9 min, vost, Num
Un triple portrait troublant de trois individus transgenres qui aborde la question de la condition des personnes transsexuelles en France, société hétérocentrée. Poignant & dérangeant.

Dyke Eyes


Exposé dans de nombreuses galeries et Centres d’Art Contemporain - Agnès B, ArtRebels, Tristesse Deluxe, La Criée, Maison Européenne de la Photographie - le travail photographique d'Emilie explore depuis dix ans les figures de la  scène underground parisienne, berlinoise et de San Francisco, dans leur intimité et leur lâcher-prise, ou dans des mises en scène subversives jouant avec le genre et l'identité.

Dyke Eyes
Exposition du 26 Avril au 26 Mai 2012, Librairie Vigna
Vernissage en présence Emilie Jouvet le jeudi 26 avril à 18h00

Retrouvez son travail sur www.emiliejouvet.com


Côté filles




C’est d'abord le grand retour des Riots Girls, qui poursuivent leur croisade féministe pro-sexe entre photographie, littérature, cinéma, théâtre et performanace. Vous pouvez profiter de la présence d'Emilie Jouvet pour Dyke Eyes, une exposition photographique exceptionnelle et sa participation à l'expérience porno d'un autre genre Fucking Different XXX, de Wendy Delorme pour la présentation de son dernier livre La mère, la Sainte et la Putain, de Louis(e) De Ville et Chriss Lag pour une soirée cinéma/théâtre pleine de surprise autour du film Louis(e) de Ville, portrait d'une bad girl et de la pièce Betty Speaks. 
C’est aussi, comme à notre habitude, le meilleur du cinéma lesbien actuel avec un road movie israélien décapant de Veronica Keddar, une sublime romance iranienne de Maryam Keshavarz et un porno décomplexé de Cheryl Dunye. 
Enfin, du côté des documentaires, In&Out vous offre deux films réalisés par des femmes. City of borders, de Suh Yun, suit, parmi d'autres, le parcours de Samira, israélienne arabe et Ravit, sa compagne juive, qui tente d’échapper aux oppositions que suscite leur transgressif à double titre. Et dans Mon arbre, Bérénice André explore les nouvelles formes de parentalité avec un couple de lesbiennes pleines de ressources. Elle sera présente à l'occasion de cette projection.

Louis(e) de Ville, portrait d'une bab girl, en présence de la réalisatrice Chriss Lag
Betty Speaks, écrit et interprété par Louis(e) de Ville
Performances de Louis(e) de Ville lors de la Soirée spéciale "Gender Trouble" au Glam


Mon arbre, en présence de Bérénice André

Shorts en Queer, séance de courts-métrages

Ils parlent de nous

Les Rencontres Cinématographiques In&Out dans la presse papier.


     Heteroclite :____________Pride : 



The Ballad of Genesis and Lady Jaye


Samedi 5 mai, 19h00, Cinéma Les Arcades - Cannes
Immanquables d'In&Out / Journée spéciale "Hors les murs" à Cannes

THE BALLAD OF GENESIS AND LADY JAYE
de Marie Losier
Etats-Unis-France, 2011, 1h12, vost, 35mm
Distribution : Epicentre Films 

Figure majeure de la musique industrielle, Genesis P-Orridge a toujours interrogé les déviances et les sexualités. Avec sa femme et partenaire artistique, Lady Jaye, il a entrepris dans les années 2000 une expérimentation corporelle et transgenre inédite. Grâce à des opérations de chirurgie plastique, ils souhaitent devenir physiquement semblables et constituer les deux parties d’un nouvel être, un être pandrogyne, au-delà des genres et des normes. Aimer l’autre follement, au point de vouloir lui ressembler, de ne faire plus qu’un avec lui.

Ce documentaire incroyable et troublant relate l’histoire d’amour unissant deux personnalités hors du commun. Marie Losier a suivi leur transformation pendant sept ans, mêlant documents d'archives, films de famille, concerts live et images prises dans l'intimité et signe un film à mi-chemin entre le documentaire et le film d'art expérimental. En arrière fond, se dessine le portrait d'une ville, New-York, qui  rend possible ce mode vie alternatif.

Teddy Award 2011 du Meilleur Documentaire au Festival de Berlin et Prix Louis Marcorelles au Cinema du Réel 2011.

Séance en partenariat avec Cannes Cinéma et l'AGBC
suivie d’un cocktail offert par Les Ouvreurs dans le hall des Arcades



House of Boys


Jeudi 3 mai, 19h00, Théâtre de la Cité
Avant première - Double soirée de clôture cinéma/théâtre 
HOUSE OF BOYS 
de Jean-Claude Schlim
Luxembourg, Allemagne, 2009, 1h53, vost, Num
Distribution : Outplay 

1984. Frank a 18 ans et compte bien profiter pleinement de la vie. Après son coming-out, il fugue à Amsterdam avec sa meilleure amie et trouve refuge au House of Boys, cabaret gay tenu par «Madame». Il apprend les rudiments du métier de danseur et tombe amoureux de Jake son colocataire hétéro. Ce dernier n’exerce le métier de danseur que pour gagner l’argent nécessaire lui permettant de s’installer avec sa petite amie. Se prostituant aussi de temps à autre, Jake se met à éprouver des symptômes étranges auxquels la médecine ne trouve pas de réponse.

Poignant, puissamment, désespéré, House of Boys est un film à deux faces, qui passe sans détour de la comédie musicale à la tragédie. Lumineux dans sa peinture kitsch du milieu gay du début des années 80, époque insouciante et effervescente. Sombre dans sa description de l’arrivée de ce mystérieux virus qui, rapidement, se répandra rapidement dans toute la communauté. Puisant dans ses souvenirs personnels Jean-Claude Schlim propose ici en hommage à son ami mort en 1995. « House of Boys va documenter une époque pour que les nouvelles générations puissent se rendre compte des horreurs passées et donc, je l'espère, de la réalité de ce problème ». Autour de jeune acteurs attachants, on retrouve aussi Stephen Fry et Udo Kier, deux grandes icônes de la culture queer.